Dans les années 200 av. J.-C. en Italie, vous étiez un homme natif de Carthage. Vous aviez été fait prisonnier lors de guerres entre Rome et Carthage, qui s’éternisaient et déchiraient les 2 pays depuis des années. Vous aviez été emmené comme esclave, non à Rome mais en Gaule. Vous étiez au service du gouverneur de la province et vous serviez d’entraîneur pour les gladiateurs. Vous possédiez une force et une énergie rare et c’est ce qui vous a fait remarquer parmi les autres esclaves.

Vous étiez le fils d’un général carthaginois qui avait fait donné une éducation d’un noble et d’un soldat. C’est ce qui vous avait permis d’être promu au poste d’entraîneur qui était très envié. Peu à peu, le gouverneur s’aperçut aussi que vous aviez une grande culture et que vous parliez plusieurs langues. Vous saviez lire et écrire, car vous aviez été formé pour prendre la succession de votre père et d’abord de le seconder à la tête de ses armées. Quand vous aviez été capturé, vous n’aviez pas fait étalage de votre savoir, car vous ne vouliez pas être exhibé en triomphe à Rome, ainsi que l’étaient les chefs de guerre vaincus.

Vous n’avez pas révélé votre identité au gouverneur, lui disant que vous aviez acquis ces connaissances, ayant été un temps au service d’un noble seigneur carthaginois, qui vous avait employé comme secrétaire. Il se prit d’amitié pour vous, et souvent, il vous demandait votre avis sur plusieurs décisions à prendre. Lui n’avait pas une grande formation de chef, il était juste le fils d’un prétorien qui avait été nommé sur recommandation de son père, très proche du consul.

Aussi, après quelques années passées en Gaule, le jeune gouverneur se rendit à Rome à la mort du consul et il vous emmena avec lui. Là, vous avez retrouvé les compatriotes et des soldats aux côtés desquels vous aviez combattu. Et leur existence qu’on leur faisait mener vous révolta et vous vous êtes dit que vous ne pouviez pas tolérer de voir des gens de votre peuple aussi maltraités, battus, voire même tués à la moindre occasion.

C’est à ce moment-là que vous avez commencé fomenter une rébellion parmi les esclaves et les gladiateurs. Vous vous étiez libre de vos mouvements, votre « maître » ne vous traitant pas en esclave et vous avez pu servir de liaison entre les différents groupes qui se préparaient à se révolter contre Rome.

Vous n’avez pas été tout de suite découvert et ainsi vous pouviez encore organiser librement des actions tout en connaissant les intentions des romains. Ce n’est qu’au bout de deux quelques mois que vous avez été reconnu et dénoncé par des esclaves de votre race, qui prirent peur et aussi avec l’espoir d’être récompensés. Le commandant chargé de mater la révolte, et à qui les 2 esclaves avaient donné des informations sur le lieu où vous vous réunissiez, vous fit tous massacrer.