Une vie passée dans les années 1540 en Espagne.

Il s’agit ici d’une autre vie de la jeune femme dont la vie en Égypte Romaine dans les années 50 avant JC a été relatée précédemment et de laquelle découle de cette vie espagnole

Vous étiez la fille d’un des soldats de Cortés, qui parcouraient le nouveau monde. Votre père vous rapportait souvent des objets de ses voyages et vous racontait les merveilles qu’il avait vues là-bas. Vous auriez souhaité l’accompagner, mais ce n’était pas possible, car vous n’étiez qu’une simple fille. Vous n’aviez pas d’éducation et vous ne pouviez qu’espérer faire un bon mariage. Vous fréquentiez beaucoup l’église de votre village et le curé, à qui vous aviez faire part de votre envie d’apprendre, entreprit de vous enseigner la lecture et l’écriture, assez secrètement car ce n’était pas sa mission d’autant que, comme il a déjà été dit, vous étiez destinée à épouser un soldat ou un paysan.

Vous ne pouviez vous résoudre à cela et vous vous êtes enfuie dans une abbaye pour devenir religieuse. La mère supérieure, elle non plus, n’aurait pas dû vous accueillir, mais votre détermination et votre soif de connaissance fit qu’elle vous fit entrer dans la communauté en tant que novice et vous avez ainsi eu accès à l’enseignement et à la bibliothèque du couvent. Vous accompagnez aussi vos sœurs dans leurs visites aux malheureux des alentours et vous y avez observé l’art de soigner. C’est à partir de ce moment-là que vous avez réalisé que votre vœu le plus cher était d’apprendre la médecine. La mère supérieure, qui était de bonne naissance, avait des relations dans les couvents de Madrid et elle vous y adressa avec une recommandation à une de ses cousines, également abbesse, et dont le père était un professeur de médecine réputé. Il avait beaucoup voyagé et il avait étudié avec les maures.

Après s’être entretenu avec vous et avoir découvert votre passion et votre soif d’apprendre, il vous prit comme élève, mais il ne pouvait pas vous garder avec lui car, non seulement vous n’étiez pas mariée, mais vous vous destiniez à devenir religieuse. Vous vous trouviez devant un dilemme, ce fut un choix très difficile pour vous, mais vous avez décidé de quitter le couvent, d’ailleurs vous n’aviez pas encore prononcé vos vœux et vous avez proposé à votre « professeur » de devenir sa femme puisqu’il était veuf. Dès ce jour, vous avez travaillé côte à côte et votre réputation s’accrut comme étant une sainte femme qui guérissait des nécessiteux.

Vous n’étiez pas malheureusement d’une constitution bien solide et vous avez attrapé la peste en soignant les gens. Vous êtes morte à l’âge de 32 ans, vénérée par ceux que vous aviez sauvés.