Une vie passée dans les années 1450 en France

Extrait d’une chronologie de vies prédominantes

Vous étiez une femme cette fois-ci en Touraine dans le sillage de la cour de France.

Vous étiez la fille d’un seigneur qui possédait des terres dans les environs de la Loire et qui, bien qu’il ne soit pas très titré, était reçu à la cour. Il avait soutenu l’effort du «dauphin», le roi Charles VII et avait suivi l’armée de Jeanne d’Arc. Il avait ainsi obtenu pour sa famille une autre seigneurie plus proche de l’Aquitaine, dans une partie qui appartenait au royaume français.

Petite, vous n’aviez que peu de contacts avec votre père qui guerroyait la plupart du temps. Vous aviez aussi deux frères, mais qui eux aussi suivaient votre père comme écuyers car ils n’étaient pas encore en âge de se battre.

Vous étiez donc seule avec votre mère, une femme très douce et très soumise, qui passait ses jours à faire de la tapisserie. Vous vous jouiez avec les enfants des domestiques et vous aviez plutôt des jeux de garçons. Vous n’aimiez pas la vie que menait votre mère et souhaitiez vivre différemment.

Quand votre père revint de guerre une fois le dauphin couronné, il songea qu’il était grand temps de vous trouver un époux, vous aviez déjà passé l’âge de 16 ans et il se mit en quête d’un époux digne de vous. Les prétendants ne manquaient pas après que Charles VII ait accordé des faveurs à votre père. Mais cela ne vous intéressait pas. Vous avez protesté, mais vous n’aviez pas le choix et on vous présenta un parent éloigné du roi. Il était beaucoup plus âgé que vous et il avait une attitude condescendante envers vous, car vous étiez de moins bonne noblesse que lui, mais votre famille était riche et lui pas.

Vous vous trouviez confronter à un dilemme : l’épouser ou prendre le voile, ce qui était le seule autre option qui s’offrait aux filles qui refusaient de se marier. Aucune de ces solutions ne vous satisfaisaient, mais entre deux maux, vous avez choisi d’entrer au couvent. Ce ne fut pas l’enfer pour vous, parce qu’au moins vous n’étiez pas assujettie au bon vouloir d’un homme, mais la vie religieuse était monotone et vous vous ennuyiez.

L’abbesse du couvent était une femme de la noblesse à qui ses parents avaient obtenu cette position. Elle est compréhensive et instruite. Elle vous prit sous son aile et veilla à qu’on vous enseigne la littérature et les arts. Vous avez été tout de suite emballée par la poésie les romans épiques de chevalerie. Puis vous avez lu les philosophes anciens et vous avez commencé à réfléchir sur leurs écrits. Vous avez commencé à écrire vous-même sur ces sujets métaphysiques et vous êtes devenue renommée par vos traités. On venait de loin pour vous entendre et philosopher avec vous et c’est ainsi que vous avez fini vos jours

 

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